La Presse (extraits)

Vous travaillez pour la bonne cause, expliquez-nous ça…

L’association Fables Rondes (www.clowns-hopital.be) propose des interventions de clowns professionnels dans deux services de pédiatrie à Bruxelles. Une bonne dose d’adaptabilité, d’imagination et d’ancrage est nécessaire aux artistes de l’association afin de travailler dans le respect de chacun : enfants, parents, personnel infirmier et médecins. Je suis le photographe de l’association. Lorsque les clowns ont un projet spécifique, je m’occupe de documenter leur magnifique travail.

Quel est votre moteur ?

Témoigner d’instants magiques comme les rires d’un enfant hospitalisé est précieux pour moi. Ces photos sont la vitrine d’une activité artistique et sociale qui reste souvent dans l’ombre. Créer des images qui sensibiliseront le public à cette bonne cause est ma manière d’apporter une petite pierre à l’édifice.

Votre bonne cause est-elle à la recherche de bénévoles ?

L’association est en recherche d’aide et de soutien logistique pour les campagnes de récolte de fonds. Toutes les idées sont les bienvenues !

À la recherche d’une bonne cause à soutenir financièrement ou en tant que bénévole? Surfez sur www.bonnescauses.be, un site Internet de la Fondation Roi Baudouin.

Magazine METRO, « Bonnes Causes: Martin Michiels, de Fables Rondes » le 15/10/18


 Ils étaient deux en 1995, quatre en 2007. Ils sont aujourd’hui huit comédiens clowns confirmés qui rendent visite une fois par semaine aux enfants hospitalisés dans notre service de Pédiatrie.

Le rire d’accord, mais pas n’importe comment.

Pour adapter leur passage à notre institution, ces artistes ont d’abord appris quelques notions hospitalières élémentaires (dont l’hygiène avec notre infirmière hygiéniste Françoise Antoine) et ont été sensibilisés à la problématique de l’hospitalisation en pédiatrie. La collaboration avec l’équipe médicale (et les parents) est essentielle car leurs interventions sont indissociables du soin médical proprement dit.  Avant chaque « représentation » les clowns échangent donc avec l’équipe afin de s’informer de l’évolution de certains enfants et de reprendre le contact avec la vie du service.

Quand lors de leur passage ils entrent dans une chambre, ils sont prêts à improviser et à s’adapter à l’état et à la réceptivité du moment de l’enfant (qui peut toujours refuser leur venue). Véritables compagnons de jeux, ils ont plus d’un tour dans leur sac pour les distraire! Magie, instruments de musique, fils et ficelles, nounours,… Tout est bon pour créer un monde imaginaire autour de l’enfant et de sa famille.

Le rire, remède universel

L’objectif est d’offrir un moment de détente, une bulle de rêve et de fantaisie pour prendre un peu de recul par rapport à la vie à l’hôpital. On en ressent les bénéfices sur le long terme: après leur passage les enfants gardent des images positives en tête qui agissent comme une médecine douce sur leur état de santé.

http://clowns-hopital.be

Avec l’aide et le soutien du service santé de la COCOF

Ce qu’en pensent nos patients : 

« A la rentrée, mon fils * (pré-ado) a été hospitalisé en Pédiatrie. L’ensemble du corps médical a été super attentif, professionnel et à l’écoute et nous avions réellement le sentiment d’être entre de bonnes mains. Je tenais tout particulièrement à remercier et souligner la prestation des deux dames qui sont venues l’amuser, déguisées en clown. Elles ne se sont pas laissées avoir par son air « grognon » de pré-ado qui a passé l’âge de se faire distraire. Au contraire, elles ont retourné la situation avec humour, dérision et intelligence, au point de réussir à lui arracher un véritable éclat de rire. Bravo et merci ! Ces moments comptent beaucoup dans une expérience où l’angoisse et la vulnérabilité sont omniprésentes ».

 

*Témoignage authentique reçu par email. Par respect du secret médical, le nom du patient a été supprimé.

Des clowns sérieusement drôles en Pédiatrie : l’Esprit Saint-Pierre 02, février 2018


« La présence de clowns auprès d’enfants malades, en difficulté familiale ou psychologique, va d’abord susciter la surprise, l’étonnement, puis parfois le rire… lorsqu’il daigne pointer le bout de son nez !

Partager l’humour et le rire à l’hôpital, c’est, pour ces artistes, prendre conscience qu’ils sont déclencheurs de joie et d’enthousiasme ; les cultiver et les diffuser autour d’eux devient une mission à la fois culturelle et humanitaire. N’est-ce pas une priorité dans une société en quête de sens ? »

Magazine web de Point Culture : « L’humour en milieu hospitalier, une nécessité ? », avril 2015


 

« Notre métier nous entraîne à avoir un sens inné du public, à sentir et à percevoir ce qu’on peut ou ne peut pas faire in situ, en partenariat avec l’équipe soignante. Pour cela, il nous faut être à l’écoute, c’est-à-dire dans le corps, dans l’état, être présent. Mais ce n’est pas encore tout… »

Revue Culture Clown n° 21- Janvier 2014 : « Le clown : ferment de transformation » Publication du Centre de Recherche sur le Clown Contemporain (CRCC). ( Télécharger l’article ici )


« Se plier en quatre pour apporter détente et joie, au service des enfants malades. Et ils y ont même trouvé du plaisir, pour eux. Et leurs nez rouges ont profité à tous, en ce y compris les parents et les soignants ! »

Erasme & Vous – Juillet 2012 : 15 ans des clowns à l’hôpital. « Rires et émotions »


« S’adresser à l’enfant avant tout et pas à sa maladie. Il est primordial que l’enfant soit le guide de l’activité ludique, parce que c’est à partir de lui que va commencer le jeu. Mais comment savoir ce qui fera rire un enfant gravement malade ? »

E-ris- Février 2012 : « Sourire pour mieux guérir »


« Tel un grain de sable, le clown vient mettre son nez de manière accidentelle et impertinente dans une infrastructure régulière et peu spontanée. Il permet le mouvement dans un lieu fixe, en proposant des bulles d’aire, en favorisant le lien. »

Centre d’Expertise et de Ressources pour l’Enfance -2012/9 : « L’intervenant clown : un travail d’adaptation en milieu hospitalier »


« Dans le chaos du monde moderne, il n’est pas étonnant de retrouver le paradoxe d’Érasme à propos du fol-sage : si le monde est fou, écoutons « le fol » chez qui la vérité trouve refuge ! Personnage populaire et présent sur le terrain social, le clown est sans doute celui qui s’inscrit le mieux dans cette lignée historique de fous et d’excentriques des places publiques. »

Centre d’Expertise et de Ressources pour l’Enfance – 2012/8 : « Le clown à l’hôpital : un métier d’intervenant social »


« Être touché, jouer à se faire peur, rire ou simplement sourire…l’art donne la possibilité d’investir ce formidable espace de liberté qu’est l’imaginaire et de continuer à se construire malgré les souffrances. »

Éduquer n°89 – Avril 2012. Dossier : les bienfaits du rire. « Rire contre la souffrance avec les clowns à l’hôpital »


« En vingt ans, les artistes ont incontestablement trouvé leur place dans les milieux de soins. Au point que les hôpitaux seraient devenus une nouvelle source de débouchés pour les artistes ? Mais travailler dans ces milieux demande un engagement fort… »

Alter Echo, n°314- Avril 2011 : « Nez rouges et stéthoscopes »


« Des éclats de rire d’enfants, de la musique, un nez rouge qui pointe derrière une porte… À s’y méprendre, on se croirait au cirque. Pourtant, c’est bien à l’hôpital que nous sommes. Plus qu’une bouffée d’oxygène, ces clowns en milieu hospitalier embellissent la vie des enfants et des jeunes qui doivent y passer un séjour. »

En Marche- 3 décembre 2009 : « Quand l’hosto pleure de rire » ( téléchargez l’article ici )


« Qu’est-ce qui justifie la présence d’un artiste dans un milieu institutionnel(…) et qu’est-ce que cela implique ? Comment se passe la collaboration entre le personnel soignant et l’artiste/animateur ? »

Le journal de Culture et Démocratie n°16- Décembre 2006 : « Quels sont les liens entre art et santé ? » 


« Il est temps pour nous, associations d’artistes et de soignants, artisans en création de liens, de définir les grands axes qui nous réunissent autour de nos pratiques singulières en milieu de soins. »

Le journal de Culture et Démocratie n°17- Juin 2007 : « Des artistes, artisans de vie »


« Mais qui sont ces clowns qui viennent s’immiscer dans les chambres des petits patients de l’Hôpital universitaire des enfants Reine Fabiola, à Érasme et à Saint Pierre ? »

La Libre 2 – 7 décembre 2005 : Pour le mieux-être des petits patients. « Mais qui sont ces clowns d’hosto ? »


« Cet anti-héros est le seul personnage de l’hôpital qui est socialement plus bas que lui, à qui il ne doit pas le respect, sur lequel il a une emprise. Il peut, par exemple, accepter ou refuser de le recevoir. Ainsi valorisé, l’enfant se sent écouté et compris.»

Le journal de Culture et Démocratie, n°11- Septembre 2004 :« Arts et solidarité, nez rouge et blouse blanche »


« La tournée de consultations touche à sa fin pour le Dr Zuzut qui traîne joyeusement derrière elle un vieux coffre dans lequel se trouve son matériel : des peluches, des scies, des cubes magiques, des foulards, etc.»

Euromut, Profil de la Vie, n° 84 – Novembre, décembre 2004, dossier spécial hôpitaux : « Chic, je vais à l’hôpital »


« Clowns pour les enfants à l’hôpital, pour les enfants qui visitent leurs parents en prison, nous ne sommes ni soignants ni thérapeutes, mais compagnons de jeux. Notre terrain d’action est la partie la plus saine de chaque individu qui, même très malade, retrouve sa capacité de rêver, d’espérer et de se battre, parfois jusqu’à l’absurde. »

« Libertés ! » Mensuel d’Amnesty International, n°380 – Janvier 2002- Culture et droits humains : « de l’art d’être engagé »


« Rire, c’est bon pour la santé. Avec Kip Kap et Zuzut, l’hôpital, c’est plus gai…Leur spécialisation ? Le rire. Tabliers blancs, nez rouges et peluches mécaniques, ces deux clowns illuminent le séjour des enfants hospitalisés.»

Le Soir, supplément Victor, n° 1- 05/01/2001 : « Les clowns blancs »


« Au-delà du jeu et du divertissement, il y a donc tout un côté relationnel important pour ces enfants parfois peu soutenus par les parents qui doivent faire face à d’autres problèmes. »

La Semaine Médicale, n°114- 30 mars 2000 : « Un nez rouge et une blouse blanche »


« L’enfant devient l’acteur de sa propre guérison, il dédramatise sa maladie. Des touches de poésie et de tendresse.»

Ma Santé Magazine, n°4 – Février 2000 : « Blouse blanche et nez rouge »


« Toutes ces initiatives s’inscrivent dans une approche individualisée des petits patients, tenant compte de l’état d’esprit et d’attention de chacun. »

Clinical News, n°13- Juin 1999: « Animations en pédiatrie : humaniser le séjour des petits patients »


« Dans le cadre d’une opération « Clé magique » soutenue par une célèbre marque de poudre à lessiver, les clowns arpentent les couloirs de notre service pour apporter aux enfants un peu de magie et de fantaisie, bref, pour leur regonfler le moral. »

ZAP, clinique générale St-Jean, n°20 – 5/1999 : « Funambules entre clown et social »


« Ces artistes ne cherchent pas le rire à tout prix. Ils savent aussi bien interpréter une chanson douce pour calmer un enfant angoissé que mener un jeu débridé permettant à un adolescent d’extérioriser son agressivité. »

Femmes d’aujourd’hui – Février 1999 : « Faire rire un enfant malade, c’est compliqué »


« On a pu constater en effet ces dernières années, dans les processus de guérison, l’importance de la relation établie par les clowns avec le jeune patient. Cet impact positif, tant sur la sociabilité que sur la santé du petit malade est confirmé par les chefs de service, les médecins et les psychologues. »

The Lennik Street Journal, n°166 – Septembre -octobre 1996 : « Gai rire à l’hôpital »