Des clowns pour les enfants à l'hôpital

L’équipe

Ils étaient DEUX en 1995QUATRE en 2007. Ils sont aujourd’hui DIX artistes clowns confirmés qui proposent plus de 100 visites par an aux enfants malades touchés par des pathologies sérieuses en région bruxelloise.

Qui sont ces clowns à l’hôpital et que font-ils exactement ?

Les clowns à l’hôpital : c’est drôle et… sérieux !

Les artistes confirmés qui se sont engagés dans ce travail sont des professionnels du spectacle (acteurs-actrices, circassiens-circassiennes, musiciens-musiciennes) qui sont en plus sensibilisés à la problématique de l’hospitalisation en pédiatrie. Ils ne seront pour les enfants ni des soignants ni des thérapeutes, mais bien des compagnons de jeux un peu particuliers.

Ils ont appris, parfois sur le tas, quelques notions élémentaires des techniques hospitalières (ne pas être horrifié de voir un enfant installé en perfusion intraveineuse, savoir adapter sa présence à un enfant inconscient, etc.) Mais ils ont surtout accepté de faire un travail sur eux-mêmes, pour mieux comprendre les motivations qui les poussent à œuvrer dans un milieu qui regroupe souvent des populations fragilisées.

Le travail de clown se fait en duo et en improvisation, toujours en tenant compte de l’état et de la réceptivité de chaque enfant. Car, quand il arrive dans une chambre, le clown doit ajuster ses actions sur ce qu’il perçoit. Et chaque enfant a toujours le droit d’accepter ou de refuser une visite clownesque.

Qu’est-ce qui se passe, alors concrètement lors d’une séance de clowns ?

Lors d’une séance clownesque, il peut y avoir, selon l’attention de l’enfant ou son souhait : de la magie, de l’accordéon, des fils et des ficelles, des sketches de soins sur un nounours ou une poupée, des histoires sans queue ni tête, des globules de savon et des ballons, de la poudre de perlimpinpin.

L’objectif n’est donc pas de faire rire à tout prix, mais plutôt d’offrir une possibilité de trouver avec, en point de départ un « petit rien tout simple », des choses belles, fragiles et poétiques.

Avec beaucoup de douceur et d’écoute, il y aura une exploration, en compagnie de l’enfant, de la piste qui lui plaît et alors commence réellement l’animation d’une durée de 10 à 15 minutes par chambre de deux lits.

Tchiki

Blanche Castagne

Tchiki aime les couleurs, les éclats de rires, la douceur dans l’air, la poésie de l’instant. Elle aime claquer des pieds dans les couloirs hospitaliers et envoyer valser la joie d’être rassemblés ! Elle aime cueillir la beauté de la rencontre ; un petit coup d’œil, un signe de la main, un rire aux éclats, ou caché dans les bras… Ces moments sont comme des cadeaux à partager, des voyages hors du temps à inventer. Elle entre dans les couloirs hospitaliers en 2022, d’abord à Liège avec l’ASBL Rire à l’hôpital, pour ensuite rejoindre l’équipe bruxelloise de Clowns à l’hôpital, pour son plus grand plaisir !

BlancheActrice
Biscuit

Biscuit

Thierry Boivin

C’est un grand aventurier, qui n’a pas peur d’avoir peur,
toujours prêt à remettre à plus tard tout ce qui est risqué.
S’il s’appelle Biscuit, c’est parce qu’il est craquant !
Mais ce n’est pas lui qui le dit, il a beaucoup trop d’humilité !
Il n’a pas inventé la poudre et ça tombe bien car c’est un grand pacifique,
Sa seule arme c’est un ukulele, qui peut aussi lui servir de bouclier.
Travaille comme clown en milieu de soin depuis 2015.

Arlette

Françoise Deppe

Arlette est toujours prête, souvent rien ne l’arrête ,
Elle aime bien mener son monde à la baguette et elle a un pompon sur la tête. Enroulée dans du jaune elle est plein  d’autres choses mais elle peut être distraite par un infirmier qui passe ou un bébé qui lui fait les yeux doux. Elle adore chanter des bluettes et à été Dame pipi dans une autre vie. Elle rit et danse dans les couloirs des hôpitaux de Liège et de Bruxelles depuis 2015.
Arlette aime apprendre le ukulele consciencieusement mais elle a du mal avec la main droite.

 

Gogo

Gordon Wilson

Go Gogo go…Mais attention aux portes, aux armoires, aux murs et aux meubles sur lesquels tu pourrais te cogner, tomber ou atterrir. Gentil mais plus que maladroit, Gogo est le plus heureux quand il peut jouer avec les autres, inventer de la musique, danser ou créer de nouveaux mondes dans lesquels on peut disparaître. Curieux de tout et ignorant tout, il est heureux de se taire et de laisser son visage et son corps parler. Mais lorsqu’il ouvre la bouche, toutes sortes de sons en sortent, parfois en différentes langues et parfois intelligibles. Souvent un peu trop tôt ou un peu trop tard, Gogo est enthousiaste, inoffensif et prêt à tout. Go, Gogo Go!

 

Aramboule, dit Bouboule

Thomas Linckx

Son surnom n’est pas dû à son surpoids, mais à sa passion pour les sphères. Des boules qu’il aime faire évoluer dans les airs. Éphémères et solitaires ou nombreuses et voltigeantes…Aramboul adore aussi s’égosiller. Certains diront chanter… Dans des sabirs parfois étranges. La boule à zéro, toujours avec un petit chapeau. Clown lunaire évoluant sur la Terre, autre sphère : c’est d’ailleurs d’un coin éloigné du globe qu’il tire son nom véritable : il y a juste ajouté un “u” pour que ça roule, roule, roule…À l’hôpital, depuis 2012 il se dévoile pour espérer voir l’étincelle éclater chez les enfants alités. Au fond de leurs prunelles…

clowns-hopital-bartok

Bartok

Bart Walter

Bartok adore la musique, avec ses multiples instruments il fait briller les regards, comme des étoiles filantes rares…Il jongle avec la réalité, pour créer des moments uniques remplis de magie, de beauté et de rire. Le clown m’est cher car il m’offre la possibilité rare de pouvoir entrer en contact avec tant de publics différents, ceci en profondeur et avec légèreté. Clown à l’hôpital depuis 2005, je joue pour tous âges, de 0 à 99 ans. Références : Clowns à l’hôpital, Dr Zinzins, De Zorgclowns, Cliniclowns, contactclowns in de zorg. En tant que professeur, j’ai créé l’ école ClownSense avec la spécialité « clown en milieu de soins ».

Bretzel

Céline Taubennest

Bretzel est une charmeuse, un tantinet prétentieuse depuis son premier prix d’imitation de la poule ! Championne du Zapping-Karaoké, elle passe du swing au blues, de Pavarotti à Patricia Kaas, en passant par Mc Solar. Bretzel est un clown qui n’a pas peur de se confronter à la maladie, contactant en chacun sa part d’innocence et de naïveté, réveillant par la taquinerie et la dérision l’envie de jouer ou d’observer le plaisir que l’autre a de jouer, son parent, un soignant… Depuis 2004, elle rencontre des enfants de tous les âges et de toutes les nationalités à l’hôpital des enfants Reine Fabiola. Elle a rejoint la fine équipe des clowns à l’hôpital en 2007. 

Portrait clown Bretzel Célnine Taubennest

     Gaufrette

Dominique Baeyens

Gaufrette adore dire bonjour!, elle aime les surprises, et la diversité de tous les gens à rencontrer, ça fait comme une grande symphonie à laquelle elle adore participer avec son ou sa partenaire du jour. Souvent elle se promène avec son ukulélé, et souvent aussi …elle chante, ou même, …encore mieux!, elle invente des percussions avec n’importe quel objet trouvé sur son chemin; …et quel plaisir de faire un « band » tous ensemble!
Le seul point qui la chipote un peu c’est qu’elle a parfois besoin de se faire aider pour résoudre de petits problèmes techniques, …c’est drôle, ça lui arrive quand même plutôt assez souvent …pourtant elle était persuadée de maitriser la situation …étrange! … et ça dure depuis 2017 !

 

Irma

Clara Lopez

Est-elle Clara, Carla, Irma, Juanita, Pepita, Bonita…? Elle aime les émotions fortes, danser avec les microbes, chanter sur les tables et se cogner avec tout ce qui ne bouge pas. Et surtout… tout donner ! Elle se balade dans les hôpitaux et maisons de repos de Bruxelles et Liège depuis 2013, même si dans ses rêves c’est depuis toujours… Pour moi, les clowns à l’hôpital ce sont des restaurateurs de l’harmonie. L’enfant rigole, fait des bêtises, crie, joue… un enfant hospitalisé, récupère, au contact des clowns, son droit d’être un enfant avant d’être un malade.

Clara

Rondelle

Joëlle Waterkeyn

Certains enfants entendent « hirondelle ». Cela me plaît de laisser la porte ouverte aux multiples possibilités. Rondelle hirondelle aime chanter, bouger, baragouiner, gargouiller (mais surtout ne pas trop parler avec les mots d’ici) une langue imaginaire et comprendre tout, même ce qui n’est pas dit. Elle aime ses grandes chaussures, elle aime les boutons pour apprendre à compter ou faire de la musique, partir de ce qui est là et transformer l’espace, ouvrir la porte, découvrir l’enfant et le mettre en lumière. Clown à l’hôpital depuis 2014, elle aime les tous petits, les bébés, elle adore quand, par-delà les nuages, elle arrive à communiquer de cœur à cœur avec eux.